Un petit brin de clochettes à la sauvette.
Une bassine à vaisselle comme récipient d’air.
Un grand brun mitraille le brin du bonheur à tue-tête.
Fraichement cueilli dans les sous-bois, il perle telle la sueur d’un militaire.
Premier, mais sans odeur de muguet.
Un cortège découpé à la matraque.
Un défilé d’idées sous haute tension, pas de fleur au fusil, barillets.
Il y 6 mois bientôt, ils étaient sous les bravos, 13 novembre attaque.
Sous les giboulées de mai, les ténèbres s’agitent.
Nek Feu à la République, un brin pacifique.
Un avis de tempête sous les slogans tacites.
Un air de 68, un an de plus et c’est l’érotique.
Le pèlerin est en marche, demain tout sera oublié.
Le bonheur est dans les pavés, qui c’est.
Discours en bandoulière, sans parfum d’été.
L’élu résiste, le peuple s’arrache pour la liberté.
P. Montégut















1 mai 2016
Quotidien